Droit des transports

Avocat en droit des transports

Litiges de marchandises, contrats de transport, impayés de fret et réglementation. Transport multimodal, national et international. Pour les transporteurs, commissionnaires et chargeurs, dans toute la France.
Le cabinet

Un régime dérogatoire au droit commun

Le droit des transports est un régime dérogatoire au droit commun : responsabilité de plein droit du transporteur, délais de forclusion de quelques jours, prescription d’un an, plafonds d’indemnisation au poids, conventions internationales (CMR, règles maritimes et aériennes). Cette technicité explique que peu de cabinets le pratiquent, et que les dossiers s’y gagnent ou s’y perdent sur des questions de procédure et de preuve autant que de fond.

Le cabinet couvre l’opération de transport sous toutes ses formes (routier, multimodal, international) et intervient pour l’ensemble de la chaîne : transporteurs, commissionnaires de transport, et chargeurs (expéditeurs et destinataires). Les dossiers se traitent à distance dans toute la France, la matière s’y prêtant par nature.

Des délais stricts encadrent la matière

Réserves motivées dans les 3 jours de la livraison (délais légèrement différents à l’international), prescription d’un an pour agir. Le traitement d’un dossier transport commence dès la survenance du sinistre.

Domaines d'intervention

Trois volets, toute la chaîne du transport

Transporteurs, commissionnaires, chargeurs : le cabinet intervient pour chaque maillon, en défense comme en demande.

01

Transporteurs & commissionnaires

Le transporteur est exposé en permanence : présumé responsable des pertes et avaries, il est aussi le premier créancier impayé de la chaîne logistique. Le commissionnaire, garant de ses substitués, cumule les deux expositions. Le cabinet organise leur défense et le recouvrement du fret avec les instruments propres au secteur.

02

Expéditeurs & destinataires (chargeurs)

Face à un sinistre transport, le chargeur négocie avec des professionnels (transporteurs et assureurs) qui maîtrisent parfaitement le régime. Le cabinet rétablit l’équilibre : sécurisation des preuves dès les premiers jours, chiffrage précis de l’indemnisation et discussion sur une qualification juridique établie.

03

Contrats, réglementation & assurance

Au-delà du contentieux, l’activité de transport est encadrée par une réglementation professionnelle dense et par des montages contractuels (sous-traitance, entreposage, logistique) dont la qualification détermine le régime de responsabilité applicable.

Pédagogie

Le régime juridique du transport de marchandises

Une responsabilité de plein droit

Le transporteur est garant de la perte et des avaries : l’ayant droit n’a pas à prouver une faute, seulement le dommage entre la prise en charge et la livraison. Le transporteur ne s’exonère qu’en établissant la force majeure, le vice propre de la marchandise ou la faute de l’ayant droit.

Un régime strictement encadré

Les réserves : une mention générale type « sous réserve de déballage » est juridiquement inopérante ; la loi exige des réserves précises et motivées, puis une protestation motivée notifiée dans les 3 jours, sous peine de forclusion. La prescription : un an dans la plupart des cas. Les plafonds : en national comme à l’international, l’indemnité est limitée au poids de la marchandise, souvent très loin de sa valeur réelle. Pour le retard, elle est en principe limitée au prix du transport.

La faute inexcusable

Seule une faute d’une particulière gravité du transporteur (la faute inexcusable, ou le dol) permet d’écarter les plafonds d’indemnisation. La constitution du dossier de preuve dès les premiers jours conditionne l’issue : conditions de stationnement, respect des consignes de température, sous-traitance non autorisée.

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À propos

Romain Balsa, avocat en droit des transports

Avocat au Barreau de Lyon, je pratique le droit des transports comme l’un des trois domaines du cabinet, en complément du droit des affaires : les litiges de transport sont d’abord des litiges commerciaux, entre entreprises, avec des enjeux de trésorerie et d’assurance. Cette matière à part, que peu de confrères pratiquent en dehors des grandes places portuaires, se traite dans toute la France et à l’international, à distance, avec déplacement pour les audiences. Lyon, carrefour logistique entre l’Europe du Nord et la Méditerranée, concentre un tissu dense de transporteurs, de commissionnaires et de chargeurs industriels.

Comment ça se passe

Le déroulé d'un dossier

01

Prise de contact rapide

Dès la survenance du sinistre ou de l’impayé : identification immédiate des délais qui courent (réserves, protestation, prescription) et des actes qui les interrompent.

02

Analyse et chiffrage

Régime applicable (contrat type, CMR, conventions maritimes ou aériennes), calcul de l’indemnité due plafonds compris, appréciation des chances d’écarter les limitations.

03

Convention d'honoraires

Périmètre et modalités fixés par écrit avant toute mission.

04

Négociation puis, si nécessaire, procédure

Discussion avec les transporteurs et assureurs sur une qualification établie ; à défaut d’accord, tribunal de commerce, expertise judiciaire et appels en garantie.

Questions fréquentes

Les questions les plus posées

Un an dans la plupart des cas, à compter de la livraison ou de la date à laquelle elle aurait dû intervenir. S’y ajoute un délai plus court : sans protestation motivée dans les 3 jours de la réception (délais spécifiques à l’international), l’action peut être fermée avant d’avoir commencé.

Pas nécessairement : la réponse dépend du régime applicable, du caractère apparent ou non du dommage et des preuves constituées ensuite (photographies, constat contradictoire, expertise amiable). L’analyse doit toutefois intervenir rapidement.

Souvent, oui : c’est l’effet des plafonds des contrats types et de la CMR. Trois axes d’analyse : vérifier que le plafond invoqué s’applique effectivement au cas d’espèce, rechercher la faute inexcusable qui l’écarterait, et pour l’avenir, déclarer la valeur ou souscrire une assurance ad valorem.

Outre le recouvrement de droit commun, le droit des transports offre des leviers spécifiques : l’action directe contre l’expéditeur ou le destinataire, garants du paiement du prix du transport (y compris lorsqu’ils ont déjà réglé un commissionnaire défaillant), et le privilège du voiturier sur les marchandises détenues.

Oui. Les dossiers se traitent à distance, avec déplacement pour les audiences. À l’international routier s’applique la convention CMR ; le maritime, l’aérien et le multimodal relèvent de conventions internationales spécifiques, avec leurs propres délais et plafonds.

Contact

Sinistre ou impayé de fret : les délais courent dès la livraison.

Réponse sous 48 h ouvrées. Premier échange téléphonique de 15 minutes offert pour identifier immédiatement les délais qui courent et les actes qui les interrompent.

Formulaire de contact

Décrivez votre situation en quelques lignes. Réponse sous 48 h ouvrées. Premier échange téléphonique de 15 minutes offert.